BIOGRAPHIES

DOCUMENTS

PHOTOS



LIVRES

CINE & TV

CREATIONS
  Retour vers l'accueil du site Alexandre le Grand  

Interview de Colin Farrell : Red Bull

Hollywood pense qu’il est le nouvel acteur prodige. Son ex femme dit qu’il n’est « qu’un sexe sur pattes ». Il se dit buveur, fainéant et insomniaque. Il joue aussi bien des cinglés grimaçants comme BullsEye dans Daredevil, qu’un bisexuel introverti pour A home at the end of the world. Colin Farrell est là pour la promotion d’Alexandre et ici pour répondre aux questions des lecteurs. Attention, çà secoue.

Récemment, les magazines ont plus parlé de la taille de ta bite que de ton jeu d’acteur. Est-ce que le port de la jupette dans Alexandre va alimenter la rumeur ?
COLIN FARRELL : C’est marrant, j’ai l’impression que c’est tout ce qui intéresse les médias. Peut être que les journalistes ont enfin trouvé un sujet à leur hauteur [rires]. En tout cas, personne n’a rallongé la longueur de ma jupe pour cacher quoique ce soit.

Et la tignasse blonde d’Alexandre, c’était l’idée de qui ?
Il faut juste que je te précise une chose : c’est un film historique ! Nous avions des impératifs pour respecter la réalité de l’époque. Mon personnage était blond macédonien ; donc moi aussi.

On raconte que le tournage d’Alexandre était assez rock’n’roll. Tu peux nous en dire plus ?
Ce n’est pas spécialement vrai. Quand on a un budget aussi énorme que celui d’Alexandre, tout est verrouillé, planifié avant que le premier plan ne soit tourné. Pour vous donner une idée, nous sommes partis au Maroc en amont du tournage avec Oliver Stone et les membres importants de l’équipe pour parler du film et repérer ensemble les lieux. Pendant plusieurs jours, on a beaucoup parlé de manière à éviter la moindre approximation qui aurait pu dénaturer le message du film.

Comment c’est passée ta relation avec Angelina Jolie ?
Plusieurs mois avant le début du tournage, on s’est rencontré au restaurant pour apprendre à se connaître. Comme nous nous sommes très bien entendus, on s’est évidemment rapprochés l’un de l’autre durant le tournage. Nos scènes me troublaient car, bien que nous ayons quasiment le même âge, je suis censé être son fils. Toutefois, dès que la caméra s’arrêtait, nous redevenions de très bons amis. C’est tout. Désolé, l’ami …

Pour jouer un rôle, es-tu du genre à devenir le personnage ou bien arrives-tu sur le plateau en dilettante ?
Pour Alexandre, quelques mois avant le tournage, j’ai commencé un entraînement physique à raison de 4 jours par semaine : gymnastique, cheval, combat. Sans compter le relookage complet et l’épilation corporelle. Sur ce genre de production, tu ne peux pas te permettre de retarder des centaines de techniciens simplement parce que tu n’arrives pas à monter sur un canasson ou à tenir un glaive. Sur un film contemporain comme Phone Game, c’est plus concis. Tu dois parfaitement savoir ton texte et improviser ton jeu, selon le ressenti. C’est plus simple, plus intuitif et çà me permet de sortir beaucoup plus tard en boîte [rires].

Actuellement, préfères-tu jouer dans des projets commerciaux (La Recrue, SWAT), les films d’auteurs (Intermission) ou bien ceux qui se situent entre les deux comme Alexandre ?
Que ce soit dans la vie ou au cinéma, je n’aime pas emprunter une seule et unique route. Je préfère mélanger les genres, les budgets, les types de personnages. Tout ce que je souhaite c’est continuer de jouer. Je ne veux pas arriver à un moment où mes choix seront dictés par le peur des conséquences ; cela fait dix ans que je fais ce métier et je suis content de ne pas avoir cette pression sur mes épaules. Je reste donc ouvert à tout.

Peux-tu nous donner ta définition du métier de comédien ?
Je ne sais pas pour les autres mais, pour moi, c’est avant tout donner des émotions, fouiller au plus profond de mon être et de me découvrir de nouvelles frontières à franchir. C’est pour cette raison que je n’abandonnerais jamais le cinéma indépendant ; c’est celui qui propose le plus ce genre d’opportunités.

Et Daredevil dans tout çà, c’est la honte ou pas ?
Non, ce rôle ne me pose aucun problème car j’adore aussi divertir les gens et ceci, sans aucune arrière-pensée ou message. A condition que je m’amuse, je fais ce qui me plaît !

Il paraît que tu vas jouer Sony Crockett dans l’adaptation de 2 flics à Miami, réalisée par Michaël Mann. Tu es prêt à mettre des costards blancs et des t-shirts roses ?
Je voudrais mettre les choses au clair : ce ne sera pas une comédie à la Starsky et Hutch. Et non, je ne vais pas me fringuer comme Don Johnson. Michaël Mann avait réalisé des épisodes de la série à l’époque, mais depuis son style a beaucoup évolué ! Cette nouvelle version devrait être plus moderne, dans la veine de Heat ou Collatéral j’imagine. D’ailleurs, c’est Jamie Foxx qui va jouer Ricardo Tubbs.

As-tu des informations sur ton prochain film Ask the Dust de Robert Towne ?
Je joue l’écrivain italo-américain Arturo Bandini. Cela se déroule à Los Angeles durant les années 30. Çà va être un excellent film, tu peux déjà économiser [rires].

Et sur The New World de Terrence Malick que tu viens de tourner ?
Bien sûr : il sort le 9 novembre 2005 ! Economise aussi pour celui-là !

Une dernière pour la route : tu es souvent à la une des journaux à scandale pour tes nombreuses conquêtes féminines. Est-ce une manière de rester dans l’actualité ?
Eh ! J’ai 28 ans, je compte bien en profiter.

Voir aussi interview d'Oliver Stone

Haut de page


Alexandre le Grand / Ciné & TV / Alexandre le Grand (Film de Oliver Stone) / Interviews / Interview de Colin Farell

Ecrivez-moi : prisca240@orange.fr