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Manga Alexander - Episode 1

Résumé - Critique

Photo du personnage Alexander du manga Alexander

Résumé :

Vision d’Alexandrie
Un discours philosophique faisant l’éloge des mathématiques, les saluant comme la seule vérité universelle, ouvre la série Alexander. On survole ensuite une immense mégalopole qu’on devine être Alexandrie. Gros plan ensuite sur des yeux dilatés de frayeur. On voit un phare, ce phare nous confirme que nous sommes bien à Alexandrie. Soudain des éclairs terrifiants jaillissent du phare, ils fondent sur la ville à une vitesse effrayante. Un tremblement s’empare d’Alexandrie qui tombe en morceaux avec ses pyramides. Nous savons dors et déjà que la future ville, fondée par Alexandre, sera un jour détruite par un monstrueux cataclysme. Soudain au sommet d’une tour en ruines, nous voyons Alexandre juché sur Bucéphale dominer cette scène d’apocalypse, sous le regard de celle, enfin que nous découvrons, Olympias, mère du futur conquérant du monde.

Naissance d’Alexandre
Retour des années plus tôt. Nous sommes à Pella. Philippe se dirige vers la chambre de son épouse mais des servantes essayent de l’en empêcher : Olympias reçoit en ce moment même la visite d’un oracle. Philippe passe outre et découvre, abasourdi, sa femme en train de s’accoupler à un serpent gigantesque pendant qu’elle accouche de leur premier enfant. Fou de colère, Philippe dégaine son épée et veut tuer la créature mais le serpent lui crève un œil. Philippe tombe inconscient dans un bassin d’eau qui devient rapidement une vraie mare de sang. Au même moment, Olympias expulse son nouveau-né dans la bassin. Des eaux jaillit Alexandre. Olympias prédit alors qu’Alexandre détruira le monde.

Les conspirations d’Attale
Les années passent. On voit Philotas arpenter à vive allure les couloirs du palais de Pella, suivi, sans le savoir, par une mystérieuse créature à demi humaine qui vole au-dessus de lui.
Pendant ce temps, Philippe et ses généraux, Parménion et Attale, sont en conseil de guerre. Attale essaye de convaincre le roi de déclarer la guerre à Thèbes. Par la même occasion, il reproche à Alexandre de passer son temps à feignasser au lieu d’accompagner volontairement son père à la guerre, insinuant par là que Alexandre manque de respect envers le roi et n’est pas digne du trône. Parménion prend aussitôt la défense d’Alexandre.

Tentative de meurtre contre Alexandre
Loin des jalousies d’Attale, Alexandre se baigne dans une immense piscine ayant la forme du monde. Il demande à Hépheïston de jouer plus vite de la harpe. Bercé par la musique, il se laisse s’enfoncer sous l’eau. Philotas arrive près de la piscine. C’est à ce moment que l’assassin agit. Il attaque d’abord Hépheïston avant de plonger sur Alexandre. Soudain celui-ci jaillit des flots et bondit en l’air. Hépheïston lui lance son épée. C’est en plein saut qu’Alexandre frappe et blesse son meurtrier, lui arrachant un bras. Désarmé, l’assassin se retrouve face à Alexandre, Hépheïston et Philotas. Elle parvient cependant à s’échapper. Philotas veut appeler la garde mais Alexandre lui dit de ne rien en faire.

Bucéphale, le cheval mangeur d’hommes
Un monstrueux cheval à la crinière rouge galope la nuit dans les rues de Pella. Il attaque deux hommes qu’il dévore littéralement.

Hoplites contre cavaliers
Le lendemain après midi. Dans la rue, on ne semble pas apprécier l’attitude passive du prince. Soudain une bagarre éclate dans une taverne. Soudain un homme passe à travers une fenêtre. Il s’agit de Ptolémée qui se retrouve seul face à une dizaine d’hoplites. Ceux-ci se vantent d’être les seuls éléments efficaces de l’armée macédonienne, déclenchant la colère de Kleitos. Celui-ci, d’un seul coup de lance, désarme ses adversaires, les humiliant au passage. Alors qu’il s’apprête à repartir, un homme lui demande son aide.

Toujours plus vite
Alors qu’Alexandre, nu, se laisse sécher par ses servantes, Philotas fait irruption dans ses appartements. Il se reproche d’avoir laissé l’assassin pénétrer dans le palais avant d’annoncer au prince que le roi veut qu’il le rejoigne immédiatement à Chéronée. Alexandre déclare que le seul point faible de l’armée de Philippe c’est sa lenteur. Il enfourche son cheval qu’il lance au galop dans les rues de Pella. Au même moment, trois mystérieux hommes surgissent des marches mêmes du palais royal, comme sortis de terre.

Maitre et élève
Alors qu’Aristote enseigne à de futurs officiers, un homme interrompt son cours. Aristote rejoint Alexandre qui lui demande son avis sur la vitesse. Aristote pense qu’on reconnaît un grand homme à sa promptitude dans ses décisions et jugements. Cette réponse semble satisfaire Alexandre. A voix basse, Aristote s’interroge sur son élève : sera-t-il capable d’acquérir une telle vitesse ? Le prince lui demande alors si c’est lui qui est le maître du mystérieux cheval qui terrifie Pella la nuit. Aristote lui confirme que Bucéphale, le cheval, effraye tous les hommes par son caractère indomptable. Visiblement, Alexandre semble intéressé par Bucéphale.

La traque
La nuit est tombée. Kleitos et Ptolémée traquent Bucéphale. Mais le maléfique cheval se débarrasse rapidement d’eux. Il est sur le point d’écrabouiller un Ptolémée, tétanisé par la peur, quand Kleitos se jette sur son ami et l’écarte de la trajectoire de Bucéphale, le sauvant d’une mort certaine. Soudain Alexandre apparaît. Ignorant à qui il a affaire, Kleitos le menace de ne pas s’approcher du cheval, pensant qu’Alexandre est venu pour lui ravir sa proie. Il est étonné du respect que Philotas manifeste à cet inconnu. Au contact du prince, Bucéphale se calme immédiatement. Soudain les trois assassins surgissent et blessent Bucéphale. La bataille s’engage entre Kleitos, Alexandre, Philotas et les créatures. Alors que Kleitos s’apprête à pourfendre son ennemi, celui-ci lui envoie de puissantes décharges sonores qui le paralysent. Les créatures, grâce à leurs pouvoirs magiques, enferment les trois hommes dans des triangles translucides. Elles affirment que les « nombres » d’Alexandre posent problème, que son âme ne cesse de se réincarner. L’une d’elle enfonce sa dague dans le triangle dans lequel Alexandre est prisonnier pour le tuer. Soudain un pouvoir terrifiant se dégage d’Alexandre, brisant sa cage de verre. Il tue ses assaillants. L’un d’eux le blesse et tente de s’échapper mais il est rattrapé par Bucéphale qui le piétine. Aussitôt Kleitos et Philotas se retrouvent à leur tour libres. Bucéphale semble avoir adopter Alexandre. Kleitos est surpris par le changement d’attitude du cheval. Philotas lui apprend alors que cet inconnu est Alexandre, le fils du roi Philippe. Ptolémée, qui s’était lâchement planqué durant tout le combat, apparaît à nouveau. Il pense que les assassins étaient membres de la secte de Pythagore. Soudain, une des créatures, encore en vie, affirme que son maître avait raison : Alexandre est vraiment dangereux, il doit être rapidement éliminé. Il évoque entre autre le « solide de Platon ». Indifférent aux paroles du mourant, Alexandre dit étrangement que Bucéphale et Kleitos lui apporteront la vitesse.

Chéronée
Chéronée. Dans quelques minutes, les armées macédonienne et thébaine vont s’affronter. Philippe pense s’appuyer principalement sur ses hoplites. Attale lui fait remarquer insidieusement qu’Alexandre n’est pas venu. Soudain un héraut leur annonce l’arrivée du prince. Revêtu d’une étincelante armure d’or, Alexandre est accompagné de milliers de cavaliers. Le père et le fils s’affrontent du regard.

Critique :

L’entrée en matière philosophique donne tout de suite le ton. Non cet Alexander ne se pas une transposition simpliste de la vie d’Alexandre le Grand. Elle ne résumera pas à un défilé de combats hyper violents façon Dragon Ball Z (bien que j’adore aussi cette série). Pour le coup, on reprocherait presque aux auteurs cette attitude élitiste. Le graphisme a de quoi dérouter aussi, on ne sait pas bien si on est dans le passé ou le futur, ou un peu des deux. Alexandrie a quelque de chose d’une Big Apple (New York) futuriste. Personnellement je n’aime pas trop ce graphisme acéré et agressif mais chacun ses goûts. Toutefois, en quelques scènes, les scénaristes brossent un portrait fidèle d’Alexandre le Grand : raffiné, cruel, ambitieux, intelligent, mystérieux, charismatique. Tout y est : la rudesse de Kleitos, la langue de pute d’Attale, la rivalité entre Philippe et Alexandre, l’indomptable Bucéphale, une Olympias possédée. Seuls les personnages d’Aristote et de Ptolémée sont pris à contre-pied. Le premier nous glace par son austérité alors que le vrai Aristote était plutôt un épicurien, un amoureux de la vie. Le second est réduit à un rôle de couard (Ptolémée, on le sait, ne manquait pas de courage). Les auteurs enfin marquent le pilote d’une originalité scénaristique en introduisant, dans cette bio romancée de la vie d’Alexandre le Grand , les mystérieux membres de la secte de Pythagore, créatures moitié humaines aux étranges pouvoirs. On devine que leur maître sera le véritable, le seul adversaire à la hauteur du futur conquérant.

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