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Manga Alexander - Episode 13
Résumé - Critique

Résumé :
La bataille de l’Hydaspe
Ptolémée contemple désespéré la dépouille de Kleitos. Il pressent que bientôt ce sera son tour de mourir. La bataille de l’Hydaspe a commencé. Le roi Poros n’est autre que Darius. Soudain le ciel se couvre de nuages noirs. Hépheïston a peur : comment vaincre un ennemi qui n’est pas humain ? Mais Alexandre, lui, ne connaît pas le doute. Il donne le signal d’attaquer. Mais leurs ennemis, à chaque fois qu’ils tombent, se relèvent. Antigone ordonne à la phalange et aux géants mécaniques de les pousser dans le fleuve. Les ennemis d’Alexandre lui prononcent sa sentence : ceux qui apportent le chaos courent à leur propre destruction.
La quête de la vérité universelle
Aristote est de plus en plus faible. Il rend visite à Diogène, qui, lui demande ironiquement s’il a retrouvé le solide de Platon. Aristote avoue qu’il a manipulé sciemment Alexandre pour s’emparer du solide où Platon a enfermé la vérité universelle. Diogène l’invite alors à découvrir cette vérité et le laisse pénétrer dans son tonneau. Aristote découvre horrifié qu’Alexandre est toujours vivant et qu’il a pénétré en Inde. Il hurle à Cassandra de l’arrêter. Diogène lui dit que les nombres irrationnels cherchent à s’unir et que la vérité peut naître du chaos.
Mort d’Hépheïston
Alexandre se retrouve seul face à Darius. Un terrible corps-à-corps s’engage entre les deux hommes. Mais cette fois, Darius est beaucoup plus fort. Il bondit dans les airs et esquive aisément les attaques de son adversaire. Soudain il disparaît pour frapper Alexandre dans le dos. Hépheïston, qui l’a vu, se jette entre eux et est mortellement touché. Cassandra intervient à son tour et blesse Darius. Fou de rage, Alexandre le décapite. Comme Kleitos, Hépheïston confie à Cassandra la vie d’Alexandre avant de mourir dans ses bras. Mais Alexandre n’a pas le temps de pleurer son ami : une lumière s’élève dans le ciel, libérant de terrifiants éclairs. Sans hésiter, Alexandre fonce vers le chaos. Aristote continuer de hurler à Cassandra de stopper Alexandre qui s’apprête à détruire le monde. Alexandre, entre les bras ouverts, dans le flux d’énergie. Le solide de Platon apparaît soudain dans le ciel. Le roi se retrouve dans une lumière verte. Un cavalier apparaît. Est-ce Poros ? Mais ce nouvel ennemi n’est d’autre qu’Alexandre lui-même. Il comprend alors que le monde veut qu’il se détruise lui-même. Et c’est déterminé qu’il engage un nouveau duel qui va lui coûter la vie.
Platon et son solide
Aristote et Diogène se trouvent maintenant dans une grotte à Samothrace où l’ultime vérité fut découverte. Ils rencontrent Platon qui leur parle du Gnomon d’Arrhétos. Celui-ci indique les nombres irrationnels, ils représentent la vérité universelle. Dans son cube, il y a enfermé les quatre éléments (eau, terre, feu, vent) et le vide. A eux cinq, ils sont « l’arké », le principe premier de l’univers. Soudain ils entendent le rire démoniaque d’Olympias. La reine invoque Gaia et Cronos. Grâce à ses pouvoirs, elle arrache des mains de Platon son solide. Désespéré, Aristote réalise que le monde est enfermé dans le solide de Platon car il est la vérité universelle. Toutes ses manigances ont été vaines : jamais il ne s’emparera du solide de Platon car il y est lui-même enfermé à l’intérieur. Jamais il n’atteindra la vérité. Il demande en vain une troisième fois à Cassandra d’arrêter Alexandre.
Rencontre avec Pythagore
Alexandre gît sur une plate-forme verte qui gravite parmi des milliers de cercueils dans lesquels il découvre de nombreux visages connus : Philippe, Parménion, Philotas, Kleitos, Hépheïston … Il se trouve dans la cité de la destruction. Il est à l’extrémité du monde. Il rencontre un homme qui se fait appeler Yavancharya. Ce brahmane est le seul être à avoir atteint le bout du monde. Mais il a d’autres noms, notamment celui de Pythagore. Il a découvert le principe premier de l’univers grâce à la géométrie. Il avait prédit qu'Alexandre détruirait un monde … mais que pour un autre en naisse ! Visiblement ses disciples n’avaient pas saisi cette subtilité. Il demande à Alexandre ce qu’il compte faire maintenant qu’il a accompli son destin. Alexandre lui répond tout simplement : avancer. Alexandre se retrouve à nouveau face à son sosie. Au moment où les deux épées s’entrechoquent, le ciel redevient bleu. Alexandre réapparaît, il est sorti vivant du piège des Mirabillia. Il décide de retourner en Occident.
Lettre à Aristote
Cassandra écrit à son oncle pour lui annoncer que son plan a échoué. Elle continuera de suivre le roi car elle veut savoir où celui-ci les emmènera elle et ses compagnons. Mais Aristote semble avoir oublié son nom. Visiblement il a perdu totalement la mémoire. Diogène a repris le cours normal de son existence et continue d’effrayer les enfants athéniens.
Régicide
Antigone vient annoncer au roi que les troupes sont prêtes pour l’expédition en Arabie. Au même moment, une servante crie que Roxane est enceinte. Alexandre s’approche d’un enfant qui écrit de complexes formules mathématiques sur les dalles du palais. Cet enfant est le fils du marchand qui a retrouvé le solide de Platon. L’enfant se plaint qu’Alexandre lui fait de l’ombre. Mais derrière un pilier, Ptolémée, l’épée à la main, épie le roi. Il craint pour sa vie pensant que le même sort de Kleitos l’attend. L’oracle d’Ammon lui avait prédit qu’il serait le roi du monde. Il se jette sur Alexandre pour le tuer. Cassandra l’a vu mais arrive trop tard. Au dernier moment, Alexandre a désarmé Ptolémée. Tranquillement, il lui annonce que son geste est inutile, rien ne changera son destin. Ptolémée alors s’enfuit en hurlant qu’il va mourir. Cassandra veut le poursuivre mais Alexandre lui ordonne de ne rien en faire. Il a détruit un monde pour en construire un autre. Il désigne alors l’enfant qui dessine sur le sol. Cet enfant est Euclide, le futur mathématicien. Le solide de Platon gît à côté de ses dessins.
Critique :
Un ultime épisode qui aborde pas mal de thèmes et conclue cette longue réflexion philosophique qu’est cet atypique manga sur Alexandre le Grand.
Il évoque le côté autodestructeur du conquérant macédonien. Il nous dévoile ses tendances suicidaires puisque de désespoir, Alexandre fonce vers sa propre destruction. On le voit connaître enfin la douleur, si brève fut elle, quand Hépheïston meurt. Peut être même de la peur quand il fait face à Darius.
Mais comme Diogène l’avait annoncé : la vie naît du chaos, à l’exemple du Big Bang. Alexandre n'anéantira pas le monde mais ébranlera l'ancien pour offrir aux peuples de la terre l'esquisse d'un nouveau monde. Une métaphore en soit pour expliquer la peur ancestrale de l'humain face à l'inconnu et à la perte de ses repères. La même peur des grecs qui voient leur chef transformer leur civilisation pour la fusionner à la civilisation orientale. Ce nouveau monde qu’Alexandre nous offre est riche de nouvelles découvertes : philosophiques, humaines, artistiques … C’est le monde du savoir ou bien le solide de Platon, la connaissance de l’univers.
Une connaissance insaisissable que nul homme, pas même Aristote, ne pourra atteindre. La quête philosophique, qui vise à comprendre le monde, est vouée irrémédiablement à l’échec. Car la vérité universelle est sans cesse en mouvement. La seule chose qu’on puisse faire c’est comme Alexandre d’être toujours animé de cette soif de savoir, cette rage d'avancer qui a fait l'Humanité.

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